[Concert] URNE - Theraphosa - La Maroquinerie - Paris - 21/02/2026

METTRE LE FEU AU CIEL
URNE est en tête d'affiche à la Maroquinerie. Un concert tout en intensité et émotions brutes.


Les londoniens de URNE jouent à la Maroquinerie. Nous fonçons. Suivez-nous.


Les parisiens de Theraphosa ouvrent la soirée. Le groupe est très heureux de jouer à la Maroquinerie. La basse massive écrase les guitares sur quelques morceaux avant que le mix ne rende justice aux riffs. Les morceaux jouent sur la répétition des lignes de chant clair, avec un peu de growl. Le public, attentif et visiblement embarqué dans l'ambiance, réagit bien mieux que nous au groove implacable de Theraphosa. Il manque à nos oreilles des mélodies plus marquantes. La rythmique commence à nous interpeler avec le titre Gluttony. Le morceau The God Within finit en beauté le concert, avec des riffs tranchants, une rythmique sinueuse, un growl bien gras, de belles mélodies et un solo avec de la chair. Du bel ouvrage qui nous entraîne enfin dans l'univers de Theraphosa. La Maroquinerie fait une ovation au groupe.

 

 

 

* Setlist Theraphosa :

  1. Vestibule
  2. Obsession
  3. Stigmata of the Purest Pain
  4. Greed
  5. Lust
  6. Violence
  7. Gluttony
  8. The God Within

URNE fait sa première tournée en tête d'affiche. Le groupe vient de sortir son troisième album Setting Fire To The Sky (mettre le feu au ciel), après les excellents Serpent & Spirit et A Feast On Sorrow. URNE garde son agressivité tout en mettant un peu de lumière dans les ténèbres de ses deux précédents albums. Le batteur James Cook arrive sur scène avec un immense sourire qui ne le quittera pas de tout le concert. Un tel enthousiasme fait plaisir à voir. Le bassiste / chanteur Joe Nally a un charisme naturel. Il sait capter l'attention sans effet et invite le public à se rapprocher de la scène. Le guitariste Angus Neyra est au four et au moulin et abat une quantité impressionnante de riffs et de soli, avec un plaisir là aussi communicatif. Nous notons l'arrivée de Kurtis Bagley à la deuxième guitare. Le trio est devenu quatuor. Le son est bien équilibré et nous apprécions de bien différencier le travail de chaque membre du groupe.

 

 

 
URNE ouvre avec Be Not Dismayed et The Spirit, Alive, issus du dernier album, des titres tout en puissance avec une voix qui se fait plus chaude quand elle passe dans les clairs. Les deux guitaristes appuient aux choeurs les vocaux de Joe Nally. Le son de URNE joue sur une légère dissonance des guitares, un son mélodique qui se fait parfois grinçant pour gagner en hargne. L'audience réagit et participe activement. Joe Nally nous décrit avec force détails comment Joe Duplantier (de Gojira mais vous le savez déjà) l'a appelé depuis son studio new-yorkais pour lui dire qu'il voulait produire le deuxième album du groupe, A Feast of Sorrow. Joe Nally ne le souligne pas ce soir mais cet album fût écrit lors de l'épreuve personnelle d’une personne atteinte de maladie dégénérative, avec des chansons évoquant la mémoire défaillante, le chaos qui en résulte et un sentiment d’impuissance, de chagrin et de rage. Le titre Becoming the Ocean est brut en émotion et le public fait corps. A la guitare Angus Neyra livre une incroyable variété de structures et de styles. La température de la salle augmente de plusieurs degrés et nous tombons le sweat. Dans la fosse un spectateur bien imbibé bouscule deux enfants et leur mère. Joe Nally prend alors le temps de faire monter les jeunes personnes sur scène, les place sur le côté et prendra soin tout au long du concert d'aller jouer pour eux quelques secondes. URNE sait tenir une scène, emporter le public et respecter tous les spectateurs. Le groupe fait preuve d'une grande confiance dans sa musique et d'une grande humilité. 
  

 

URNE joue Serpent & Spirit, titre fondateur qui ouvre le premier album et signe l'intention du groupe. Un morceau avec une introduction toute en chaude mélodie, qui nous rappelle les douces heures du métal façon Iron Maiden ou Judas Priest. Le public ne s'y trompe pas et fredonne la mélopée à l'unisson. Le morceau bascule ensuite dans la fureur, entre Post-Hardcore, Stoner et Sludge. Le tout avec de belles envolées dissonantes qui nous évoquent les immenses Primordial, qui jouent ce même soir au Cernunnos Pagan Fest à quelques kilomètres de la Maroquinerie et que nous saluons bien bas. Retour au sentiment de rage accablée du deuxième album avec le titre The Burden. La setlist ce soir pioche dans les trois albums du groupe. L'ensemble est équilibré, le concert maintient une intensité sans faille. La montée en tension est impeccable jusqu'au final Harken the Waves et ses neuf minutes. Sur ce titre URNE se permet une introduction instrumentale de trois minutes avant de nous emporter avec un morceau tout en contrastes et surprises, toujours alimenté par une émotion immédiate et sincère. 

 

 

 

Un excellent concert d'un superbe groupe qui se déploie année après année.

Juste après la fin du concert, Joe est à côté du stand de merchandising et discute avec le public. Un grand groupe.


* Setlist URNE :

  1. Be Not Dismayed
  2. The Spirit, Alive
  3. Becoming the Ocean
  4. Serpent & Spirit
  5. The Burden
  6. Desolate Heart
  7. The Ancient Horizon
  8. A Feast on Sorrow
  9. Harken The Waves

[Concert] URNE - Theraphosa - La Maroquinerie - Paris - 21/02/2026 [Concert] URNE - Theraphosa - La Maroquinerie - Paris - 21/02/2026 Reviewed by Concerts expos by Pat on mars 01, 2026 Rating: 5

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