[Expo] Calder. Rêver en équilibre - Fondation Louis Vuitton - Paris - Du 15/04 au 16/08/2026

REJOINDRE LE GRAND ESPACE
La Fondation présente une grande rétrospective de l'oeuvre d'Alexander Calder. De l’air et de la couleur.


Calder est une figure essentielle de l’art moderne. Ses mobiles et ses stabiles emportent la sculpture dans les airs. L'exposition Calder à la Fondation Louis Vuitton regroupe près de 300 œuvres, de la fin des années 1920 aux sculptures monumentales dans les années 1960 et 1970. Nous nous y rendons. Suivez-nous.


La Fondation est un immense bâtiment dessiné par Frank Gehry. L'exposition occupe tous les espaces, soit plus de 3000 m2, au long d’un parcours chronologique.

Après des études d'ingénieur, l'américain Calder suit des études à l’Art Students League de New York. Calder s’installe à Paris en 1926 dans le quartier de Montparnasse. L'artiste s’intègre dans le foyer artistique. Calder propose un spectacle vivant, un Cirque miniature dans lequel il manipule des figurines articulées avec des bouts de ficelles, du fil de fer, des tissus cousus main.
 
  
Alexander Calder, Two Acrobats, Catapults and Platform structure
 
Calder a l'idée de simplifier les silhouettes stylisées. Ses personnages en fil de fer ou en laiton ont un succès immédiat. Une fois suspendues dans les airs, ces silhouettes projettent des ombres mouvantes. 
 
Alexander Calder, The Brass Family, 1929


Alexander Calder, Aztec Josephine Baker, 1930

Quand Calder visite l’atelier de Piet Mondrian en 1930, il est impressionné par la créativité de cette figure majeure de la peinture abstraite. Mondrian punaise au mur des papiers de couleurs pour élaborer ses toiles. Calder suggère de laisser ces papiers tourner librement dans l'espace. Mondrian ne saisit pas l'idée. Calder si.
 
Alexander Calder, Object with Red Ball, 1931
 
Alexander Calder, Blue Panel, 1936
 
Calder innove. La représentation du dynamisme par la peinture ne lui suffit pas. Il veut sculpter l'espace. Il fait osciller les formes dans des directions et à des amplitudes différentes. De Piet Mondrian il retient l'usage des couleurs pures, le rouge, le bleu, le jaune, le noir et le blanc. Calder invente un vocabulaire de formes courbes, d'arcs de cercle, de sphères, de triangles. L'oeuvre n'est pas abstraite. Nous sommes face à la nature. Les formes nous évoquent les feuilles d'arbres, les rochers, les pyramides, les oiseaux, les libellules, la Lune, le Soleil, l'orbite des astres, les constellations. Calder créé un jeu subtil de mise en équilibre par la gravité. Les premiers mobiles reposent sur des socles, puis ils sont suspendus, soumis aux courants d'air. Calder insuffle vie aux objets.

Alexander Calder, Bougainvillier, 1947
 
Nous soufflons sur un mobile ressemblant à un poisson. L'objet s'anime sous les quelques bruissements d’air. Son léger mouvement nous régale de poétiques reflets de lumière changeants.
 


Une salle est consacrée aux bijoux, ces pièces uniques créées par Calder, souvent à partir de matériaux de récupération. Des broches et des bagues en spirale, des peignes, des boucles d’oreilles, des colliers, des bracelets, des boucles de ceinture, des tiares et des couronnes. L'artiste s'inspire des arts océaniens, précolombiens et africains. Un régal.

Alexander Calder, Peigne, c. 1940 
 
En 1953 Calder installe un atelier dans le hameau de Saché, dans la vallée de la Loire. Il développe son oeuvre entre les Etats-Unis et la France.
 
Dans la Fondation nous montons d'étage en étage.
 
Un bâtiment conçu par l'architecte Frank Gehry.
 
Calder invente un vocabulaire qu’il déploie à toutes les échelles, allant de fins assemblages de métal à d'imposantes constructions statiques. Calder voit grand.
 
 
Alexander Calder, Arc of Petals, 1941
 
Alexander Calder, Red Maze III, 1954 et Blizzard, 1950
 
Les sculptures deviennent monumentales. Les stabiles, assemblages de tôles métalliques découpées, sont conçus pour être installés en plein air.
 
Alexander Calder, Southern Cross, 1963
 
  
Alexander Calder, La Grande Vitesse (maquette intermédiaire 1/5), 1969
 
Ne limitant pas sa créativité à ses sculptures, Alexander Calder poursuit ses recherches en peinture.

Alexander Calder, Untitled, 1972
 
Pour la première fois une exposition à la Fondation se poursuit à l'extérieur. Le stabile exposé au Storm King Art Center à New Windsor (État de New York) est installé sur la pelouse. C'est l'occasion d'observer le bâtiment conçu par Frank Gehry sous un angle différent, qui le magnifie.
 
Alexander Calder, Fire Swords, 1976
En arrière plan, le bâtiment conçu par l'architecte Frank Gehry, 2014 

En conclusion cette rétrospective nous a beaucoup appris sur l'oeuvre de Calder, que nous avions trop résumée dans notre esprit aux seuls mobiles. L'oeuvre est variée, entre portraits réalisés à partir de fil de fer, figures sculptées en bois, peintures, dessins, bijoux et stabiles monumentaux.
 
En quittant l'exposition, si vous passez par le parvis de la Défense, arrêtez-vous pour admirer L'Araignée Rouge. Elle mesure quinze mètres de haut pour soixante-quinze tonnes d'acier. C'est une oeuvre érigée par Alexander Calder en 1976, l'année de sa mort. 
 
Alexander Calder, L'Araignée Rouge (Le Grand Stabile Rouge), 1976

 
[Expo] Calder. Rêver en équilibre - Fondation Louis Vuitton - Paris - Du 15/04 au 16/08/2026 [Expo] Calder. Rêver en équilibre - Fondation Louis Vuitton - Paris - Du 15/04 au 16/08/2026 Reviewed by Concerts expos by Pat on juillet 15, 2026 Rating: 5

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